vendredi, 24 novembre 2006

Un ancêtre maudit

Le préjugé est l'ancêtre maudit du principe de précaution.

lundi, 13 novembre 2006

L'utile et l'agréable

" Joindre l’utile à l’agréable. " C’est une jolie expression qu’on entend encore et qu’on ne devrait plus entendre puisque nos contemporains cherchent au contraire à disjoindre l’utile de l’agréable, à aller à l’agréable sans passer par l’utile, ou à oublier l’utile dans l’agréable. La sexualité en est évidemment le meilleur exemple.

jeudi, 22 juin 2006

Solstice d'été

Les jours commencent à raccourcir dès le premier jour de l'été : belle métaphore du destin des civilisations.

mercredi, 10 mai 2006

Pourriture noble

La civilité est la pourriture noble de la vitalité.

jeudi, 06 avril 2006

Pater doloroso

Les mères remplacent les pères. Les matronymes se substituent aux patronymes. La matrie est préférée à la patrie. Que reste t-il aux pères ? L’espoir de connaître un jour la maternité.

jeudi, 15 décembre 2005

La politesse ou la police

Les sociétés moins policées sont nécessairement plus policières. La répression remplace l’inhibition.

jeudi, 10 novembre 2005

L'autre clandestinité

La France d’aujourd’hui nous invite à renouer avec l’esprit de clandestinité, à retrouver le peuple de l’ombre, à redécouvrir de vieilles liaisons secrètes.

lundi, 07 novembre 2005

La barbarie vue par la sociologie

Violence en bande, viol collectif, destruction par le feu : on a toujours appelé cela barbarie. En langage de sociologue, on appelle cela misère et mal de vivre.

samedi, 05 novembre 2005

Sous l'oeil des nouveaux barbares

Décadence et barbarie voisinent toujours, non parce qu’elles se ressemblent, mais parce qu’elles s’attirent comme deux personnes de sexes opposés.

vendredi, 28 octobre 2005

La Révolution ou la mort du bel esprit

La Révolution française qui fut -peut-être- politiquement nécessaire, socialement inévitable, a été culturellement un désastre. En répandant partout, en France puis dans l'Europe entière, un nouvel esprit, elle a ruiné l’ancien. Il faut mesurer ce qui a été perdu : le naturel de la noblesse, la liberté de la dispute, l’intelligence des salons. Sous ces différents rapports, la Restauration fut même pire que la République ou l'Empire : les romans de Stendhal et de Balzac en portent témoignage. Ce qu’il faut donc regretter, ce n’est pas la monarchie, mais l’esprit d’Ancien Régime - perdu à jamais.

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