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lundi, 13 juillet 2026

Suicide assisté : liberté ou contrainte ?

Le choix de mourir est une question au moins aussi vieille que le stoïcisme. Ce choix était regardé comme la liberté ultime par les Stoïciens dans le cas limite où la volonté ou les capacités de l'être sont sur le point d'être anéanties. Comme par ailleurs, les mêmes philosophes – surtout les auteurs latins parmi eux – n'ignoraient rien des théories sur le droit naturel, ils pouvaient rattacher à celui-ci la liberté de mourir.

Le problème soulevé par la reconnaissance d'un droit à mourir est moins le passage d'un droit naturel à un droit positif – ou même à un droit-créance – que l'intervention d'un tiers dans un acte considéré comme libre. Car que reste-t-il de la liberté de soi lorsque l'exercice de cette liberté passe par l'action d'un autre ? Et est-il toujours certain que le consentement d'un être gravement malade ne peut être vicié ou même détourné au profit du tiers agissant ? Ces questions demeurent irrésolues.