samedi, 04 janvier 2025
Les Trois vertus de Camus
Quelques mots sur Albert Camus en ce jour anniversaire de sa disparition.
Il y aurait tant à dire encore et toujours pour le présenter, seulement l’évoquer ou même le saluer. Tant d’autres l’ont fait, et tant de fois il a été fait ici même.
Nous retiendrons cette fois trois idées que nous appellerions volontiers les trois vertus de Camus et qui reviennent à caractériser l’homme autant que l’écrivain ou le philosophe.
Il était un homme de la reconnaissance, et non un homme du ressentiment. Dans sa vie aussi bien que dans son œuvre, il s’est toujours montré reconnaissant envers ses maîtres, ses devanciers ou simplement ceux qui, des plus humbles aux plus fameux, méritaient à ses yeux d’être reconnus, salués ou admirés.
Il était un homme de courage, au sens physique comme au sens moral de ce syntagme. De la Résistance à la guerre d’Algérie, en passant par l’attitude à avoir face au communisme, il s’est engagé pour ce qui lui paraissait nécessaire, juste ou vrai jusqu’au péril de sa vie, de ses amitiés et même de sa réputation. Il avait le courage de la vérité plus encore que celui de ses convictions profondes.
Il était un homme de la mesure, sans avoir jamais la tentation de la démesure. L’hubris des hommes le désespérait plus que le silence des dieux. Dans son combat pour la justice, il avait le souci de l’équité et de la clémence. Comprendre l’adversaire lui importait autant que de le combattre. De la figure mythologique de Némésis, il ne voulait retenir que la mesure et non la vengeance.
Telles étaient les qualités essentielles de Camus qui peuvent être des exemples ou des enseignements pour nos contemporains.
23:34 Publié dans Lettres | Lien permanent | Tags : camus
lundi, 30 décembre 2024
Le Règne du négligé
Un nouveau dandysme eût pu venir couronner le règne du divertissement. Au lieu de cela, nous assistons au couronnement prolongé du négligé ou du négligent. Et pis encore, puisque le simple laisser-aller s'augmente d'une barbarisation de la mode, avec ses haillons hors de prix, ses perçages primitifs et ses tatouages guerriers. Même les sans-culottes n'avaient pas imaginé cela. C'est pourtant une révolution dans l’ordre symbolique qui se caractérise par le retour à la première humanité.
23:00 Publié dans Civilisation | Lien permanent

