jeudi, 21 juillet 2005

Portrait à la diable

L’officier uhlan aime le noir. Il le porte en toutes circonstances, à la parade comme à la guerre. Il l’agrémente parfois de blanc, de rouge et d’or. A la guerre, il a des manières de Hun. Il est brave, rapide, sans pitié. Mais c’est un faux barbare qui a appris la barbarie à l’école des cadets. Il reste un garçon d’excellente famille. Le salon est son élément naturel. Il se fond parmi les élégants, brille facilement, fait le joli cœur. Il est un excellent cavalier avec les dames. Il lui faut croiser un rival pour se rappeler qu’il est un homme de guerre. Alors il devient mauvais, brutal et peut entraîner le rival au duel. Mais le duel, il le pratique volontiers à cheval. S’il peut tuer, il n’aime pas se salir. Pour cela, le uhlan ne se distingue ni du hussard ni du dragon.

mercredi, 20 juillet 2005

Uhlan sans élision

L’uhlan ou le uhlan ? La langue française ne fait pas d’élision ici. A la règle de l’élision, elle semble préférer celle de l’euphonie. En vérité, elle a eu longtemps un autre souci : celui de rapprocher, à des fins politiques, le uhlan du hululement. Au XIXe siècle, le mot s’écrivait houlan en français. Si la langue savante lui a redonné son orthographe germanique, elle a conservé la grammaire des écrivains patriotes.

samedi, 16 juillet 2005

Quid ?

Uhlan est un mot allemand apparu au XVIIIe siècle, venant du polonais et du tatar. Il désigne un cavalier des armées de Pologne, de Prusse et d'Autriche. Il s’entend de manière plus restrictive que hussard. Des uhlans n’en ont pas moins servi la France.

Scholie

Uhlan, hussard, ou simplement cavalier - l'essentiel évidemment n'est pas de savoir monter à cheval.

Une idée de manifeste

"Il faut tout l'aplomb et toute la muflerie des comédiens pour accepter sa vie, son bonheur, sans se haïr."

Roger Nimier, Les Epées.